Martin de Braga (Martinus), né entre
510 et
520 en
Pannonie, mort le
20 mars 579 à
Bracara Augusta (dans le
Royaume suève (aujourd'hui
Braga au nord de l'actuel
Portugal), est un
prélat catholique et un écrivain ecclésiastique, considéré par ses contemporains comme l'
Apôtre de la
Galice.
Biographie
Pannonien romanisé, il devient moine après un séjour en
Palestine. Il se rend ensuite en
Galice où il s'installe vers
550, dans l'intention de convertir les
Suèves, qui sont alors encore
païens ou
ariens. Il commence par fonder le monastère de Dumium (dans la fréguesia de Dume de l'actuel portugal). En
561-
563, il prend part au Ier concile de Braga où il signe en tant qu'« évêque de Dumium ». Il est ensuite élu
Archevêque de Braga, métropole du royaume de Galice. Il préside ainsi, en
572, le second concile de Braga. Il meurt dans sa métropole en
579.
Grégoire de Tours relate sa vie dans sa Vie des martyrs (I, 11) et son Histoire des Francs (VI, 37-38).
OEuvre
L'oeuvre de Martin de Braga est principalement composée de traités moraux. Ainsi, il compose
Pro repellanda jactantia (
Pour éviter l'ostentation),
De superbia (
De l'orgueil) et
Exhortatio humilitatis (
Exhortation à l'humilité) à l'intention des moines de Dumium. Pour l'instruction de ses moines, il compile également des
Sententiæ Patrum ægyptiorum (
Sentences des Pères égyptiens). Devenu archevêque, il rédige deux traités fortement inspirés de
Sénèque,
De ira (
De la colère) et la
Formula vitæ honestæ, dédiée au roi Miro de Galice. Ainsi, ce dernier ouvrage, qui inspirera ensuite
Vincent de Beauvais et Hildebert de Lavardin, sera pris jusqu'à
Pétrarque pour une oeuvre du philosophe romain lui-même.
En matière ecclésiastique, il est l'auteur de De correctione rusticorum (De la réforme des campagnards), qui traite des problèmes de l'évangélisation dans les campagnes ; d'un De pascha (Sur Pâques) sur la date de Pâques et d'un De trina immersione (De la triple immersion) sur la Liturgie du Baptême.
Enfin, il rassemble 84 canons d'origine orientale et, dans une moindre mesure, africaine et orientale. Sa Collectio, en deux parties, traite d'abord de l'ordination et des devoirs des clercs ; ensuite des droits et devoirs des laïcs.
Bibliographie
- Martini episcopi Bracarensis Opera omnia, edidit C. W. Barlow, published for The American Academy in Rome, New Haven Yale University Press, London-Geoffrey Cumberlege-Oxford University Press, 1950.
- Marc Reydellet, article « Martin de Braga », Dictionnaire du Moyen Âge, s. dir. Michel Zink, Alain de Libera et Claude Gauvard, PUF, coll. « Quadrige », 2004 (ISBN 2-13-054339-1).
- Lucia Bertolini, I volgarizzamenti italiani degli apocrifi (secc. XIII-XV): un sondaggio, in Seneca: una vicenda testuale, a cura di T. De Robertis e G. Resta, Firenze, Mandragora, 2004, pp. 357-64.
- Paolo Divizia, La Formula vitae honestae, il Tresor e i rispettivi volgarizzamenti falsamente attribuiti a Bono Giamboni, « La parola del testo », xi/1 (2007), pp. 27-44.
Annexes
Notes et références
Articles connexes
Liens et documents externes